Cetamada | Capteur Acousonde
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Capteur Acousonde

Si de nombreuses équipes scientifiques s’intéressent aux chants des baleines à bosse depuis la fin des années 60, l’étude des sons sociaux a été récemment initiée. Cependant, les échanges vocaux entre la mère et son jeune sont peu connus et aucune étude scientifique ne s’est focalisée sur ce sujet. En 2012, nous avons donc débuté l’étude de la communication acoustique entre la mère et le baleineau.
Ce projet est le fruit d’une collaboration entre CETAMADA et Olivier Adam et Isabelle Charrier de l’Institut des Neurosciences Paris Saclay (NeuroPSI, UMR 9197 du CNRS).

Pour cela, nous utilisons une Acousonde (www.acousonde.com) qui est une balise permettant à la fois d’enregistrer les sons sous l’eau mais aussi la profondeur et les mouvements de l’animal sur lequel est posé l’Acousonde. La balise tient sur la baleine grâce à 4 ventouses, soit un système totalement indolore et non-invasif. En moyenne, l’Acousonde reste attachée sur l’animal (mère ou baleineau) pendant 3-4 heures, puis une fois détachée de l’animal, la balise flotte et elle est repérée en mer grâce à un émetteur VHF permettant de la localiser (système de télémétrie classique).

A ce jour, nous avons décrit le répertoire vocal des sons sociaux produits par la baleine à bosse, soit 27 types de cris. Nous avons pu constater que ces cris produits par la mère et son baleineau sont de très faibles amplitudes, donc toute nuisance sonore à proximité d’une mère et de son baleineau pourrait donc perturber et parasiter leur communication. Il est donc important de prendre en compte ceci pour limiter le bruit d’origine humaine (activité touristique réglementés, trafic maritime contrôlé, prospection pétrolière ou minière…) dans les zones de reproduction de baleines à bosse.

Cette étude sur les interactions vocales entre la mère et le baleineau fait l’objet d’une cotutelle de thèse de doctorat menée par Anjara SALOMA, dirigée par Olivier Adam (Professeur Université Paris 6, NeuroPSI CNRS), Isabelle Charrier (Directrice de Recherche CNRS, NeuroPSI CNRS) et Aristide Andrianarimisa (Professeur Univ Antananarivo).